No music, no sacem, no problem

No music, no sacem, no problem
No music, no sacem, no problem

Après un certain succès sur les réseaux sociaux, cette lettre est désormais affiché sur la vitrine du restaurant.

 

✅ Message à l’attention de la Sacem et de ses sbires :

 

Nous ne diffusons plus de musique, ni sacem, ni autres. Vous avez gagné. Certains diront que nous avons joué et que nous avons perdu. Sans doute. Mais nous avons la fierté de vivre de notre travail et non pas de vivre du travail des autres.

 

✅ Message à l’attention de notre fidèle clientèle :

 

Vous rentrez dans un commerce sans musique. Triste ? Oui nous le pensons également. Cependant, plus encore que le coût financier nécessaire pour diffuser de la musique, c’est le principe même de collecte et de redistribution des sommes collectées par la Sacem et la Spre qui nous posent problème. Nous ne parlons que de notre expérience mais nous trouvons leurs tarifs prohibitifs. Le seul gagnant dans cette histoire ce sont eux. Il ne faut pas creuser bien longtemps pour se rendre compte que leur business ne rémunère ni correctement ni équitablement les artistes, et que leur système de collecte est très injuste pour les très petites entreprises comme nous. Ils ont la loi derrière eux et surtout un bon service juridique pour monter des dossiers bétons qui doit leur coûter quasiment le prix des sommes recouvrées. Nous n’avons plus envie de nous battre et nous préférons en finir avec eux. Je sais bien qu’il existe de la musique libre de droit, nous l’avons testé, mais croyez moi, ce n’est pas si simple, il faut quasiment leur prouver que nous ne diffusons pas de musique sacem, et il reste toujours la Spre à payer. Nous allons leur payer ce qu’il nous réclame puisqu’ils ne nous laissent même pas la possibilité de nous expliquer (il y a bien eu un jugement mais nous aurions dû nous déplacer à Lille pour y assister et donc être dans l’obligation de fermer le restaurant pour la journée).

Pour la musique, comme pour tout le reste de notre belle société de consommation, le pouvoir est entre nos mains pour faire changer les choses. Nous refusons de donner un seul euro supplémentaire à toute cette mafia, si légale soit elle.

Bref, plus de musique dans ces lieux, n’en soyez pas surpris, même si nous pensons que beaucoup d’entre vous n’ont sans doute même jamais remarqué que nous en diffusions… La musique décore le silence. C'est vrai. En tout cas, en regardant la saisie sur notre compte en banque, nous préférons le garder.